Valorisée dans certaines civilisations antiques (telle que la civilisation grecque), l'image de la pratique sportive et des sportifs a parfois été dégradée ou moquée dans nos sociétés contemporaines : le sport y est opposé par certains au travail intellectuel, jugé plus noble et véhiculé à travers la recherche scientifique ou la pratique artistique.
Mais c'est oublier que la dixième des seize satires de Juvénal (écrites entre 90 et 127 après Jésus Christ), « Mens sana in corpore sano » (« Un esprit sain dans un corps sain »), a traversé les époques pour arriver jusqu'à nous. Elle nous donne ainsi matière à reconsidérer la place du sport dans notre société et son rôle bénéfique dans différents domaines.
 
Les bienfaits de l'activité physique sur notre santé (tant morale que physique, d'ailleurs) ont été avérés (si toutefois elle n'est pas trop intensive). Je ne peux recenser ici toutes les interventions orales, écrites ou recherches le rappelant, mais vous fais une entière confiance pour en retrouver quelques unes !
Les bénéfices de la pratique du sport ou d'une activité physique dans l'éducation et les apprentissages des enfants et des jeunes sont également attestés. Outre les apprentissages moteurs et les valeurs qu'elle permet d'acquérir (persévérance, tolérance, respect des règles...), cette pratique améliore, pour ne donner qu'un seul exemple, les capacités de concentration. C'est même à tous les âge qu'elle serait bénéfique (si encore une fois elle n'est pas trop intensive) et qu'elle améliorerait nos capacités cognitives et motrices.
En 1534, en écrivant Gargantua, Rabelais n'avait-il pas déjà pressentit l'importance du sport dans l'éducation ?
 
Si l'activité physique influe apparemment favorablement sur nos aptitudes motrices et cognitives, elle joue aussi un rôle positif sur notre créativité. Je ne suis pas médecin et n'ai pas suivi d'études scientifiques, mais je crois avoir compris que tout cela la conséquence d'une meilleure irrigation de notre cerveau due à cette pratique.
Les relations entre la pratique des arts et le sport ne peuvent donc être occultées.
Souvent photographié, même dans la photographie d'art, les liens entre le sport et la littérature ne sont pas en reste. Ils deviennent même de plus en plus visibles, à travers les nombreux ouvrages écrits par des sportifs. Mais ne devrait-on pas plutôt dire qu'ils s'agit d'ouvrages écrits par des écrivains pratiquant un sport ?
Haruki Murakami en est un des plus célèbres, mais non le seul.
Autre éléments révélateurs de ce phénomène, il existe une association des écrivains sportifs, et des salons littéraires sont exclusivement consacrés à la littérature sportive.
 
Mais, plus généralement, il ne faut pas oublier que le baron Pierre de Coubertin (en relançant les Jeux olympiques à l’ère moderne dès 1894), a souhaité associer l’art au sport : c’est aux Jeux de Stockholm en 1912 que les deux disciplines furent pour la première fois réunies. Á côté des matchs sportifs se déroulaient également des compétitions artistiques. Plus récemment, un festival autours du sport, de la littérature et du cinéma est organisé annuellement à Lyon.
 
Je pense donc pouvoir en conclure que le travail sportif ne s'oppose pas au travail intellectuel et artistique (et au travail littéraire en particulier).
Je crois même que ce sont de précieux alliés.
Et vous, quelle est votre opinion ?
 
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